MENACES EN TOUS GENRES - Opus 1

Spectacle adaptable en rue et en salle

Mélange d’absurde et de menace, l’écriture démarre par un récit commun et glisse ensuite dans un univers étrange. Ainsi, la question de la menace est abordée tout au long de l’écriture. Comment perçoit-on une menace ? Qu’évoque la menace pour l’individu, pour le collectif ? Qu’est-ce que la menace pour ceux qui s’orientent dans un choix de vie ?

Dans cet opus 1, David Conrad interroge la Menace sous forme de 6 petites saynètes d’une dizaine de minutes pour un comédien et une comédienne : La solitude, La file d'attente, Le Quai de la gare, Entre 17h et 18h30, La porte et Il est temps de partir monsieur.

La menace sera toujours présente afin de questionner la place de l’individu dans une société qui s’oriente vers des choix de confrontation. De fait, le théâtre de la menace place l’action à un moment important de l’histoire. Sans connaître ce qui s'est passé avant, aucun jugement ne pourra être possible. En ce sens, le public aura une photo d’un moment afin de le questionner sur des choix qu’il pourrait avoir.

NOTE D'INTENTION D’ÉCRITURE

L’écriture part de l’individu et de son rapport à lui-même. Puis, elle glisse vers l’extérieur en y incluant la société et devient davantage explicite. L’écriture veille à ne jamais interroger frontalement une situation. Bien au contraire, elle prend soin de décentrer la situation pour interroger le spectateur sur sa place dans la société et donc sur son engagement quotidien comme « homme animal politique ». 
L’écriture se veut factuelle, évoquant des réalités qui vont accrocher le public à une temporalité propre à la situation. Cette méthode reste dans le style d’écriture la creative writing, l’écriture créative en français. Elle a pour intérêt de laisser de la place au public afin qu’il se forge un avis sur la situation. Mais cet avis est assujetti à sa propre interprétation du réel. C’est la raison pour laquelle les avis divergent sur ce qui motive les personnages.

L’écriture de Menaces en tous genres opus 2 (en cours d'écriture) fera un lien entre, réel et fantastique, par le biais de l’univers d’internet ; est-ce la réalité où la projection d'internet sur la réalité ?
Ce seront ainsi au total 12 saynètes qui composeront le diptyque de Menaces en tous genres. 



NOTE D'INTENTION DE MISE EN SCÈNE

Chaque micro-pièce a sa propre mise en scène. De plus, la direction d’acteur aura toujours comme base le théâtre du réel. Jouer les situations comme si le public les avait vécues est l’objectif de la direction d’acteur.
Les éléments scéniques urbains font le lien avec des situations qui nous sont familières. La volonté est de créer un lien entre les souvenirs personnels et le jeu au plateau, afin que le public ait l’impression de ne plus être au théâtre mais de vivre une situation.
La menace prend, de ce fait, une forme directe, comme dans la pièce de Harold Pinter L'Anniversaire : sous prétexte de fêter l'anniversaire de Stanley, deux individus s'introduisent dans la pension de la famille Boles et le menacent avant de l'emmener de force, on ne sait où.
C’est dans cette dynamique que la menace traverse chaque micro-pièce. Il est donc important d’installer patiemment la menace, même si elle est imprégnée d’un autre enjeu : l’absurde. C’est par une construction de la menace et de l’absurde que les micro-pièces s’enchaînent. Car en effet, la menace peut ne pas être portée par un personnage, comme dans Le Procès de Franz Kafka : ce sont les personnages qui portent la menace d’une institution, comme dans La File d’attente. Dans cette micro-pièce, le public est la scénographie et un acteur à part entière. C’est dans ce contexte que les micro-pièces prennent une forme étrange, à la fois réaliste et intemporelle.

 

LA PRESSE EN PARLE

Les intrigues sont finement amenées, comme on déballerait des poupées russes. Les histoires se révèlent à nous par de petits éléments qui font grandir toute notre vision. Notre esprit semble s'étendre au fur et à mesure que les univers créés par David Conrad nous sont dévoilésLe Suricate Magazine (Belgique)

Après Le Souffle de la bombe, l’auteur et dramaturge poursuit ainsi son autopsie du monde contemporain et ses questionnements quant à notre rapport au réel, dans un spectacle pétri d’un humour grinçant, prompt à déclencher notre réflexion. Le Petit Bulletin (St Etienne-Lyon-Grenoble)



Texte et mise en scène David Conrad
Avec Ingrid Bonini, Quentin Métrop, Leïla Martin
Scénographie et vidéo Julie Bujon, Jean-Baptiste Cleyet
Création lumière & son Guillaume Clavel, Gabriel Truilhe
Costumes L’Elfe Mécanique
Administration Laurence Lancien
Production En Compagnie des Pouzouères

LES MICRO-PIECES
La Solitude : La normalité tiendrait du fait que je vous regarde ou pas, quand je parle ?
La file d'attente : Et les personnes aux grandes mains.
Quai de la Gare : Le cactus là et la main là !
Entre 17h et 18h30 : Et cette porte tout le temps ouverte.
La Porte : Et le désir d'un ailleurs.
Il est temps de partir, monsieur : Et les conséquences d’un passé non assumé.